mercredi 26 novembre 2008

coupé!!!

Juste un petit post pour vous parler d'un élément très présent dans notre vie quotidienne indienne: la "power cut" (ou coupure de courant pour les moins anglophones d'entre nous)! Et croyez-moi, on propre comme au figuré, ça fait péter des cables!
Je m'explique: environ une fois par jour vers 16h30, les ventilos s'arrêtent sans crier gare, nous commençons à suer à grosses gouttes, nos PC se refusent à facebooker, et il n'y a désormais plus d'espoir de fraîcheur dans notre vie puisque le frigo est dans le coma! Et bien sûre, tous les jours on oublie qu'elle aura lieu cette fameuse panne qui contamine le quartier et qui entame un bon bout de notre aprèm! Car oui, nous ne sommes pas les seules victimes: les commerçants nous éclairent à la torche dans leur boutique, transformant ainsi les courses en expédition scout, ce qui est assez funky ma foi!
Cependant, à certain moments, qu'est-ce qu'elle tombe mal cette coupure... d'autant plus ces jours-ci où la nuit tombe vers 17h. Par exemple, lorsqu' l'on doit réviser ses exams, qu'on est à la bourre, que la moindre minute compte, et que LA, l'électricité s'arrête, on se retrouve à réviser à la lampe de poche, telles des petites michkinas, et c'est glauuuuuuucque!
Mais bon, ça fait partie de notre petit folklore quotidien, qui compense tout en étant lui-même si lumineux...

samedi 22 novembre 2008

La montagne ça nous gagne!


Un petit village des alpes?Les Vosges, la résurrection???eh non!Nou sommes bel et bien en Inde, à Kodaikanal!Bien contentes de quitter notre air over-méga pollué pr remplir nos poumons d'air pur, nous avons mille projets en tête:trekking, cheval, vélo, balades sur le lac, pique-niques... of course, on en a fait que la moitié, mais qu'eeeeeest-ce que ce dépaysement nous a fait du bien!



Sur ce lac, nous avons fait du pédalo! petites courses, cris de guerres, on a 8ans, on gèle, mais quel pied d'être dans ce calme inhabituel pour l'Inde! Seul petit bémol comme vous l'avez compris: le froid. Dès que la nuit commence à tomber, la température descend à environ 10 degrés, donc nous sortons nos ravissantes polaires et tout l'attirail anti-glam de rigueur: on est jackie et on assume!...presque



Ici, le concept, c'est le cache-oreille: c'est moche, mais ça marche!!!En fait non, c'est pas moche, mais c'est trop drôle!(cf Clémence à qui ça fait une petite tête d'Alien).
Notre super plan pour kodai, c'était de se faire un trekking, histoire de bouger nos fefesses bcp trop habituées aux canapés bien confortables et aux banquettes de rikshaw.
Et c'est parti pour 5h de rando dans un cadre super sympa, avec des cascades magnifiques, un guide papa qui nous apprend à remballer les mecs en tamoul, et des plaintes pré-courbatures!






J'avoue, 88% des plaintes provenaient de moi-même qui avait eut la bonne idée de mettre des petites chaussures en toile trop petites pour faire de la grimpette! Bravo Chachou! Donc, a moi les big ampoules, les bobo-gros doigts de pied, et le fameux "j'en peux plus je vous attend là"!!! Et effectivement, je me suis posée dans une sorte de petite buvette perdue en pleine montagne où je me suis éclatée: je me suis fait des potes israëliens, on a bien tchatché, bu du thé, et surtout, j'ai reposé mes petons tout abîmés. Les filles sont arrivées rouges et suantes, donc pas de regrets!!!


Le retour fut légèrement moins agréable: un bus de nuit sur une route indienne bien cahoteuse comme on les aime!Mais le jeu en valait bien la chandelle.




















jeudi 13 novembre 2008

Brunch à l'indienne







Aujourd'hui est un grand jour: Clémentine s'est décidée à inviter ses potes de classe indiennes (qui lui ont appris qu'elle se faisait très mal voir en s'habillant deux jours de suite de la même manière, la crado!) pour bruncher avec nous. Au menu: crêpes of course! hyper exotique pour les filles car typiquement français.



Elles sont donc arrivées et nous sommes passées directement à table. Là, l'épreuve a commencé: au moment de goûter les crêpes, gros blanc...on les observait comme si elles passaient un test! On avait conseillé à Francina une crêpe tomates-pesto, et lorsqu'elle l'a goûté, elle a fait la même tête que Thérèse avec les doubitchous! la pauvre!Elle s'est sentie obligée de dire qu'elle aimait bien ce qu'elle mangeait jusqu'à ce qu'on lui assène à coup de cultural gap, que oui, elle avait le droit de ne pas aimer, que c'était normal, et que combien de fois nous, nous avions laissé sur le bord de notre assiette du biryani ou des atroces pâtisseries au ghee!!!






Bref, cette petite gêne dépassée, on a commencé à entamer des discussions plus sérieuses: Divia a notamment donné son point de vue à Yaya sur les musullmans. Tout en estimant ne pas faire de généralisation, celle-ci , en tant qu'Hindoue, est convaincue que les mususllmans sont sales, sentent mauvais et sont violents par nature...GLOUPS!!! rien ne sert de débattre quand ces pensées semblent être si rigidement ancrées, mais nous n'en sommes pas moins révoltées pour autant, ce qu'on s'est fait ressentir dans le débrief post-brunch.



Ses copines semblent plus ouvertes. Même si elle considère que sortir, boire ou fumer permet de qualifier une fille de "bad girl", Minou (oui oui, c'est son nom) a pas mal de recul sur les traditions indiennes qui nous paraissent à mille lieues des nôtres. Nous en sommes vite venues à aborder le sujet du mariage arrangé, et elle nous a raconté les différentes étapes du processus; les parents cherchent un mari pour leur fille par le biais de sites internet ou de brokers. Les candidats sélectionnés devront avoir un horoscope en adéquation avec celui de la future mariée... Une sorte de casting popstar incluant le paramètre "balance ascendant sagittaire"! ensuite, elle rencontre le jeune homme avac sa famille, et si il ne lui plaît pas, elle peut totalement dire NON de narta à ses parents, qui partiront à la recherche d'un autre bachelor. Apparemment c'est une grande évolution que la fille puisse refuser l'homme qu'on lui propose; ainsi Minou ne se considère pas prisonnière de ces traditions, d'autant plus qu'elle est issue d'une famille plus libérale que la moyenne. Mais elle est totalement consciente que ce genre de situation puisse nous paraître à nous inconcevable, ce qui est une preuve d'ouverture d'après moi.






Changement total par rapport à une rencontre que l'on a faite quelques semaine auparavant: Aradana. Elle vient du nord de l'Inde, de la région du Darjeeling (not limited) et elle fume, elle sort et a même battu à plate couture Oph au concours de shots cul sec du 10Downing street! Aradana nous a raconté ses histoires d'amour à Pondichéry où elle fait ses études de français pour être hôtesse de l'air, ses déceptions, ses attentes par rapport aux mecs... On se sentait face à...une pote! en tout cas, face à quelqu'un qui on pourrait devenir proche, sans que cette foutue barrière culturelle empêche des liens forts de se créer.






En tout cas, une situation de plus témoignant de la diversité de l'Inde: Inde moderne versus Inde conservatrice, Indépendance versus attachement profond à la famille et à ses traditions... Il n'y a pas UNE Inde